jeudi 12 mars 2015

Bureau plat exécuté par A.C Boulle pour le Prince de Condé

Bureau plat exécuté par A.C Boulle pour le Prince de Condé



    Le château de Versailles et l’Institut de France ont échangé une table Louis XVI contre un très beau bureau plat signé Boulle, exécuté initialement pour le prince de Condé, ancien propriétaire du château de Chantilly, et aïeul du Duc d’Aumale qui lèguera,  celui-ci à l’Institut de France en 1884.  

Louis-Philippe avait réquisitionné dans les années 1837/1838 ce bureau pour le placer au château de Versailles, déjà soumis à l’époque à une politique ... de « réameublement »    


Ce magnifique bureau de Boulle,  retrouvant son emplacement d’origine, s’est parfaitement intégré dans un petit salon en boiseries dorées,  à l’angle de la  Galerie des Conquêtes.     


Depuis 2007, une politique active de dépôts du Mobilier national  a permis de faire entrer dans les châteaux comme à Versailles des meubles et objets d’art de première importance : des œuvres provenant de Versailles et ayant échappé aux ventes révolutionnaires, ou d’autres offrant une parfaite équivalence avec celles disparues ou exilées telles que bureaux plats, pendules, chaises, etc.




   Sauvé des flammes lors de l'incendie qui détruisit le principal établissement d'André Charles Boulle, il était accompagné de serre-papiers et d'un cantonnier surmonté d'une pendule du Jour et de la Nuit, et prit place en 1720 dans le bureau du Prince au Château de Chantilly Installé en 1740 dans le cabinet du bout de la Galerie des Conquêtes dans le Petit Château, il fut confisqué à Chantilly en 1793 et déposé au Muséum (notre Louvre) puis à Versailles en 1834 . Il y était présenté dans la deuxième antichambre de la Dauphine donnant sur le parterre du Midi.

 Il possède l’aspect rectiligne des meubles Louis XIV, mais avec des caractéristiques de la Régence comme la disparition des huit pieds et le tiroir central en retrait. Entièrement marqueté de cuivre sur fonds d’écaille, on voit apparaître, à côté des mascarons des faces, des chutes d’angles en bronze doré à têtes de femme et enroulements. Le rôle nouveau des bronzes dorés apparaît aussi dans les sabots à griffe et feuilles d’acanthe et concourt à la richesse du meuble.

photo Alexandre Cousin


source institut-de-france

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