lundi 30 juin 2014

Régulateur de parquet, signé de Claude Raillard à Paris




Régulateur de parquet, la platine et le cadran signé dans un cartouche de Claude Raillard à Paris. Il est marqueté en première partie, d'écaille rouge et de laiton à décor en plein d'un buste d'homme de trois-quarts face reposant sur un entablement dans des encadrements de rinceaux et de feuillages sur âme de chêne. Les côtés marquetés d'ébène en feuille à réserve de doubles filets de laiton. Il indique les heures en chiffres romains et les secondes en chiffres arabes. Ornementation de bronze ciselé et doré à décor d'un mascaron, les chutes à termes d'hommes barbus, encadrements de feuilles d'acanthe et agrafes. Le cadran est soutenu par une statuette en demie ronde-bosse figurant Chronos et symbolisant le Temps. Il fonctionne par un entrainement à ressort pour la sonnerie sur roue de compte et sur poids pour la marche, (huit jours). Attribué à André-Charles Boulle.




 Epoque Louis XIV H: 209 - L: 33,5 - P: 18 cm et les détails page 56 et 57 Provenance: Collection particulière André-Charles Boulle (1642-1732) est la figure marquante du règne de Louis XIV. Aussi bien ébéniste, que sculpteur, ciseleur et doreur, son champ d'activité est immense et l'oeuvre qu'il nous a laissé est exceptionnelle. Parallèlement à ses créations d'ébénisterie «classiques» composées essentiellement de commodes, bureaux, armoires, bibliothèques... Boulle a conçu des modèles de pendules et de régulateurs aux compositions souvent spectaculaires, tous démontrant ses talents exceptionnels de marqueteurs et l'inventivité du maître, créateur notamment des pendules dites «à la naissance de Vénus», «à l'Amour vainqueur du Temps», «aux trois Parques» et «aux figures du Jour et de la Nuit d'après Michel-Ange» (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.39-47). Le régulateur que nous présentons reprend les principales caractéristiques de son style; la figure du Temps traité en relief et supportant le cadran dérive des recherches esthétiques de Boulle et de François Girardon, alors très lié à l'artisan, qui s'inspira probablement de modèles italiens tel la copie d'un dessin d'Andrea Andreani (vers 1540-1623) figurant L'Amour s'emparant de la balance du Temps conservé au musée des Arts décoratifs à Paris (illustré dans le catalogue d'exposition André Charles Boulle 1642-1732, Un nouveau style pour l'Europe, Museum für Angewandte Kunst, Francfort, 30 octobre 2009-31 janvier 2010, p.341, catalogue n°75). Le modèle dérive d'un type de régulateurs développé par Boulle à la fin du XVIIème siècle, précisément vers 1675-1685, dont la différence principale avec la composition de l'exemplaire proposé réside dans la présence d'un tablier à franges rythmant la gaine sous la lunette dans la partie inférieure. De ce type, sont connus notamment un premier exemplaire, le mouvement signé Pierre Duchesne, livré pour Louis XIV et conservé à l'Ecole des Beaux-arts à Paris (voir Tardy, La pendule française, Ier Partie, De l'Horloge gothique à la Pendule Louis XV, Paris, 1967, p.114); ainsi qu'un second, le mouvement d'Antoine Gaudron, conservé au Getty Museum à Malibu (reproduit dans G. Wilson et C. Hess, Summary Catalogue of European Decorative Arts in the J. Paul Getty Museum, Los Angeles, 2001, p.65, catalogue n°128). Ici, Boulle décline le modèle à tablier en simplifiant la composition sans que cela nuise à l'harmonie de l'ensemble, parmi les rares exemplaires similaires connus, citons notamment un premier régulateur, qui peut être rattaché à l'oeuvre de l'ébéniste, passé en vente chez Sotheby's, à Paris, le 23 mars 2006, lot 18; ainsi qu'un second, signé Marguerite, conservé dans la collection de Madame Maren Otto (illustré dans J-D. Augarde, Les ouvriers du Temps, Genève, 1996, p.375, fig.274). Claude Raillard: Plusieurs horlogers parisiens du nom de Raillard issus de la même famille et ayant le même prénom sont connus. Cependant, il nous semble opportun d'attribuer cette signature à Claude II Raillard (mort à Paris en juin 1708), horloger parisien qui connut une certaine notoriété. Après son accession à la maîtrise, son atelier est mentionné dans les dernières années du XVIIème siècle rue de la Pelleterie. Il travailla pour le cardinal de Mazarin et le maréchal de Créqui et il semble que ses créations figurèrent au XVIIIème siècle dans les collections de Jérôme-Nicolas Le Feron d'Orville et de la veuve de Charles-Nicolas Chuppin, trésorier général du marc d'or. De nos jours, certaines de ses oeuvres sont conservées dans les collections publiques françaises, notamment au musée de Cluny à Paris et au musée du château de Pau


prix 60 000€

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire