vendredi 21 février 2014

Joël PHILIPPIN-STEFANSEN à Crécy-la-Chapelle




L’univers du bois ouvré est extrêmement riche et vaste. Il est étroitement lié à l’histoire de l’humanité et au développement de la main qu’il a tous deux accompagnés au cours de leur évolution. Il est le reflet d’un progrès universel de plus en plus intelligent dans les techniques et les arts.  Une vie entière ne suffit pas pour en faire le tour.




La satisfaction de l’ouvrage accompli est rare -la perfection n’est pas de ce monde- et la mise en œuvre du bois exige beaucoup de patience et de maîtrise de soi. Pour réussir, ou tenter de réussir, il faut être très habile et il faut savoir réfléchir, il faut beaucoup de maîtrise de soi, beaucoup de curiosité intellectuelle, une grande acuité visuelle -au sens propre comme au figuré- et savoir se projeter vers le futur tout en gardant une bonne préhension du présent. Il faut également être très respectueux des autres car la vie d’un atelier, cette petite communauté entièrement consacrée à un ouvrage difficile, est entièrement basée sur un respect total de l’environnement matériel et spirituel.


Toutes ces valeurs, je tente chaque jour d’en donner l’exemple et de les transmettre à mes apprentis et aux stagiaires que nous accueillons.





La marqueterie subit plusieurs phases de ponçage très fins, puis est vernie.
Une multitude de vernis peuvent parachever une oeuvre mais le vernis de prédilection des marqueteurs, est le vernis gomme laque, dit french polich, ou vernis au tampon.  La gomme laque utilisée dans la fabrication du vernis au tampon est la seule résine d’origine animale.
 95 % de la production mondiale vient d’Inde.  Ce vernis, lorsqu’il est bien maîtrisé est sans égal pour mettre en valeur les bois précieux et sublimer leurs veinages. Couches après couches (jusqu’à 30), le vernis va prendre ce brillant cristallin et profond qui va réchauffer les couleurs du bois et donner une profondeur incomparable à l’oeuvre.



"J’ai choisi de porter le flambeau artistique mis en valeur aux siècles précédents par mes ancêtres d’Allemagne et de Belgique comme mon aïeul Karl Baumann qui était Maître Ferronnier à Aix-la-Chapelle ou son fils Théodore qui était artiste peintre, professeur puis directeur de l’Ecole de Peinture à Anvers."

source Joël PHILIPPIN-STEFANSEN

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