dimanche 10 juin 2012

tabletier et coffret

habit de tabletier


La tabletterie est un art qui embrasse une foule de petits ouvrages qui rentrent, sous plusieurs rapports, dans ceux de l’ébéniste et du marqueteur.

Le tabletier fait des pièces de tour délicates et une infinité de petits ouvrages en bois, en or,en laiton, en écaille, en corne, en nacre et en ivoire ; les dames pour le jeu de dames, les pièces pour le jeu d’échecs; des peignes, des bijoux, des étuis, boîtes, éventails, etc.


Les Tabletiers, au XVIIIème siècle, étaient souvent installés dans les quartiers des ébénistes, qui leur fournissaient de fines marqueteries d'ivoire, d'écaille ou de bois précieux nécessaires à la fabrication de coffrets miniatures, petits tableaux et objets précieux.

Compigné exerça son commerce
sous le règne de Louis XV. Il s'installa comme tabletier à Paris, à l'enseigne du roi David, rue Greneta, dans le quartier Montorgueil et attira une clientèle nombreuse qui achetait chez lui des objets de pure beauté. On y trouvait des boîtes, des jeux de trictrac, de dames et d'échecs, des tabatières et des pommeaux de canne en écaille incrustées d'or, mais aussi des miniatures peintes qui étaient très prisées à l'époque.
Sous le Premier Empire, la tabletterie connaît un âge d'or grâce à la vogue des nécessaires de voyage, coffrets où s'agencent minutieusement un grand nombre d'objets issus de la production des tabletiers.
 Le représentant le plus célèbre de cet artisanat est Martin-Guillaume Biennais, fournisseur de l'Empereur et des cours européennes de l'époque.


Nécessaire de voyage de Napoléon Ier-  Crédit photographiques RMN

Martin Guillaume Biennais. Issu de la petite paysannerie normande, Biennais, reçu maître tabletier à Paris en 1788, s'installe rue Saint-Honoré. L'inventaire, dressé lors de la mort de son épouse en 1789, donne une première idée de son commerce. Homme entreprenant, il sait très habilement profiter de la suppression des corporations pour étendre ses activités à l'ébénisterie, puis sous le Consulat, à l'orfèvrerie. La faveur du Premier Consul puis Empereur, dont il devient l'orfèvre attitré, favorise son essor. Mais cette irrésistible ascension est sans suite : Biennais n'a pas de successeur, et vend fin 1821 son affaire à Cahier, qui fera faillite en 1830.



coffret de l’Empereur  provenant de la collection du baron Nathaniel de Rothschild dont la tradition familiale stipule que ce nécessaire dentaire fut acquis par son grand-père auprès d’un soldat qu’il l’aurait subtilisé dans les bagages du train de Napoléon à la bataille de Waterloo en 1815.

Date : avant 1815  Amboine, acajou, or, acier
Dimensions : H. 4 cm; L. 19 cm; P. 13,5 cm

Nécessaire de la reine Hortense


Le coffret-nécessaire de Fouché

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