lundi 14 mai 2012

Histoire BOULLE et sa Descendance


André Charles Boulle est issu d'une famille catholique. C’est le fils de Jan Bolt francisé en Jean Boulle, menuisier en ébène, né en Gueldre allemande.

De 1666 à 1676
il a son propre atelier où travailleront jusqu'à 40 personnes, dont ses propres fils






1672
Colbert, ministre de Louis XIV, lui passe une première commande : l’estrade de la chambre de la reine Marie-Thérèse à Versailles.
mai 1672
La reine lui accorde la jouissance d’un atelier au Louvre sous l’actuelle Grande Galerie. Par ce privilège, il devient commensal du roi et se trouve alors libéré du cloisonnement des règlements corporatifs. Cette exemption permet à Boulle de travailler le bronze ciselé et doré tant pour son mobilier que pour des œuvres exclusivement en bronze (lustres). Malgré l’atelier du Louvre, il garde une partie de son activité dans son atelier de la rive gauche.
1673-1676
Son activité s’accroît très vite, il doit louer d’autres locaux. Il s’initie à la marqueterie de métal et commence à utiliser l’écaille.
1677
Il épouse Anne-Marie Leroux avec laquelle il aura sept enfants dont quatre garçons qui travailleront dans son atelier.
Colbert lui accorde un espace important de trois étages dans le corps principal du Louvre en plus de son logement agrandi également. Durant ces années sa célébrité repose essentiellement sur les tableaux floraux de marqueterie.
Années 1680
Il complexifie ses créations en juxtaposant les techniques sur un même meuble : la marqueterie de métaux (étain, cuivre rouge et laiton) sur fond d’écaille de tortue, tableaux floraux en marqueterie de bois de rapport et figurines de bronze doré aux angles des piétements. Ses œuvres sont réalisées avec perfection. Dans ces années il réalise le cabinet des Miroirs de Versailles pour le Grand Dauphin.
André Charles Boulle se trouve alors au premier sommet artistique de sa carrière.
En 1685, il se dote de sa propre fonderie alors que jusque-là il utilisait les services de fondeurs externes. Parallèlement à son travail de dessinateur et d’ébéniste, Boulle est auteur d’une œuvre en bronze importante (luminaires, chenets, pendules). L’application de bronze doré en forme de mascarons, de feuillages ou de griffes présent sur son mobilier comme sur ses cartels a deux fonctions : une fonction de protection de certaines parties sensibles (arêtes, pieds…) et une fonction esthétique et de décor. C’est une des innovations majeures de Boulle.
Fin 1690-début 1700
Après le traitement des surfaces qu’il a poussé au plus grand raffinement avec les techniques de marqueterie, Boulle s’intéresse à renouveler les formes du mobilier : il introduit dans son dessin des formes courbes détachées de la structure. Les tables pour la duchesse de Bourgogne destinées à l’aménagement de la Ménagerie de Versailles (1701) dévoilent sa nouvelle conception spatiale baroque. Il invente de nouveaux meubles : la commode ou la table sans traverses. Sa commande la plus prestigieuse : la paire de commodes pour la chambre du roi Louis XIV à Trianon ainsi que les grands bureaux plats sans traverse résument toute l’originalité de Boulle : abondance des bronzes, marqueterie d’écaille et de cuivre.
1715
Louis XIV meurt. André Charles Boulle, âgé de 72 ans, passe un acte pour « délaissement de ses biens » en faveur de ses quatre fils qui travaillaient depuis toujours avec lui. Pour connaître l’importance de son atelier, les archives de cette année nous apprennent que 100 meubles et objets de bronze étaient simultanément en construction dans son atelier qui pouvait compter une trentaine d’ouvriers.

Années 1720
Son atelier du Louvre subit un incendie où une grande partie des meubles ainsi que sa collection d’œuvres d’art disparaissent. Les archives relatives à cet événement nous révèlent que contrairement à la plupart des ébénistes de son temps, Boulle eut les moyens financiers de maintenir un stock de bois important ; les pertes sont évaluées de la façon suivante : « tous les bois, de sapin, de chesne, de noyer, de panneau ou mairin, bois de Norvège, amassés et conservés depuis longtemps pour la bonté et qualité des ouvrages » estimés 12000 livres.
Le délaissement de l’activité en faveur de ses fils n’empêche pas Boulle de poursuivre son influence sur les créations de l’atelier. Il crée ainsi deux médailliers pour le directeur des Monnaies et des Médailles où les bronzes dorés proposent tout un vocabulaire renouvelé (têtes d’Egyptiennes, cartouches frontaux et latéraux.).

29 février 1732
Mort de André Charles Boulle après une carrière de 66 années au service de deux souverains.
Sa clientèle a dépassé le cadre de la famille royale et l’on compte parmi elle notamment le Grand Condé, le roi d'Espagne, les électeurs de Bavière et de Cologne, les ducs de Lorraine et de Savoie, l'Électeur de Bavière.

Descendance d'André Charles BOULLE

Quatre de ses fils poursuivirent son œuvre :Jean-Philippe Boulle, Pierre-Benoît Boulle,  André-Charles II dit «Boulle de Sève» Charles-Joseph Boulle

Les fils de Boulle:
Quatre des sept enfants du célèbre ébéniste ont été à la fois ses élèves, ses collaborateurs et, en quelque sorte, ses successeurs. Ils restent fidèles à ses formules décoratives au point que Mariette les traite dédaigneusement de "singes de leur père".
Ils auraient également réalisé des décors en relief à l'aide de pierres dures de différentes couleurs. On a prétendu que leur production était inférieure, en qualité, à celle de leur illustre père. Comme ils ne firent pas plus que lui usage de l'estampille, on ne voit pas comment il est possible de faire de telles comparaisons. En fait, de nombreux meubles "Boulle" des premières décennies du XVIIIème siècle ont pu aussi bien être fabriqués dans l'atelier du grand André Charles que dans ceux de ses fils ou de quelques autres de ses imitateurs.


Charles Joseph BOULLE


29 août 1688 - 19 juin 1754

Surnommé Boulle le Jeune, il obtient la jouissance du logement et de l'atelier des galeries du Louvre, où il est né et où il restera toute sa vie, d'abord avec son frère aîné Jean-Philippe puis seul, après la mort de ce dernier en 1744. Sa vie s'achève également dans la misère. Il n'est pas inintéressant d'apprendre qu'il avait sous-loué une partie de ses logements du Louvre à un jeune ébéniste allemand qui travaillait dans son atelier, un certain Jean-François Oeben.


Jean-Philippe BOULLE


vers 1680 - 14 mai 1744

En 1725, il obtient, en même temps que son frère Charles Joseph, la "survivance" du logement de son père au Louvre, avec le privilège d'ébéniste, marqueteur, ciseleur et doreur de sa Majesté. Il livre, en 1734, un important bureau "pour le service du Roi". On connaît des estampes portant sa signature et représentant "des ornements de marqueterie". Comme ses trois frères, il connaît des difficultés financières qui lui valent même quelques mois d'emprisonnement pour dettes.


Pierre Benoît BOULLE


vers 1682 - 20 mai 1741

Il quitte l'atelier paternel avant 1725 pour s'établir grande rue du Faubourg Saint-Antoine. Il semble avoir vécu dans des conditions difficiles. Les scellés seront apposés sur son domicile à la demande de ses frères.


André Charles II BOULLE


11 décembre 1685 - 28 juillet 1745

Habile sculpteur, il obtient en 1709 le second prix de Rome dans cette discipline. Il travaille d'abord chez son père, aux galeries du Louvre, puis ouvre un atelier rue de Sèvres, qui lui vaudra d'être connu sous le nom de Boulle de Sèvres, ou Boulle de Sève comme il signe lui-même. On le considère comme le plus brillant des fils de Boulle, ce qui ne l'empêche pas d'achever son existence criblé de dettes. Au nombre de ses créanciers figurent de nombreux artisans, des fondeurs, des doreurs, l'ébéniste Chevallier, l'horloger Le Roy. Il serait donc l'auteur de ces gaines d'horloges aux formes monumentales et mouvementées, aux bronzes plutôt médiocres, que l'on attribue indistinctement aux fils de Boulle.


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