vendredi 23 mars 2012

Cabinet De Coiffure


Johann Daniel Sommer II  (1643–1698?)


Wig Cabinet (Cabinet De Coiffure)
Metropolitan Museum of Art




Wig Cabinet (Cabinet De Coiffure)
Dimensions :40,6 x 45,6 x 34,3 cm

Wig Cabinet (Cabinet De Coiffure)



                    Boite à perruques fait de chêne et de noyer plaqué d'ébène, bois noirci et de marqueterie d'étain et de Mather-de-perle sur la corne sur la peinture, simulant l'écaille, de l'argent. Le damas brochés  à l'intérieur n'est pas l'original du cabinet à perruques
En tant que compagnons, l'ébéniste Johann Daniel Sommer a du travaillé à Paris avant de retourner dans son pays natal, l'Allemagne, où il a introduit la très compliqué  marqueterie de Boulle, incorporant corne, écaille de tortue et de divers métaux. Cette armoire à perruque exceptionnellement précieux a été faite pour Johann Gottfried von Guttenberg (1654-1698), prince-évêque de Würzburg et duc de Franconie, comme indiqué par le miroir monogramme "JVG" sur le couvercle. Depuis la coiffure matin joué un rôle essentiel dans l'étiquette de cour, la décoration de tous les accessoires nécessaires à cette procédure exagérée devait refléter le statut aristocratique du propriétaire.

As a journeymen, the cabinetmaker Johann Daniel Sommer must have worked in Paris before returning to his native Germany, where he introduced the highly complicated "boulle" marquetry, incorporating horn, tortoiseshell and various metals. This unusually precious wig cabinet was made for Johann Gottfried von Guttenberg (1654-1698), prince-bishop of Würzburg and duke of Franconia, as indicated by the mirrored monogram "JVG" on the lid. Since the morning coiffure played an essential part in courtly etiquette, the decoration of all accessories needed in this exaggerated procedure had to reflect the owner's aristocratic status.

Enseigne de la boutique Gersaint peinte par Watteau
Détail de l'enseigne de la boutique Gersaint, peinte par Watteau

Posée, ouverte, au centre du comptoir elle est l’objet de toutes les attentions d’une cliente de qualité entourée d’une cour de talons rouges et de petit-maître. Ils sont coiffés de ces grandes perruques in-folio qui faisaient encore fureur sous la Régence et ont l’air un peu las. Le choix paraît difficile, car il s’agit d’orner la future table de toilette de la dame. Plusieurs nécessaires ont été présentés par la demoiselle de magasin qui tient aussi un miroir à poser vraisemblablement destiné à venir compléter l’ensemble. Le coffret que la jeune femme ne quitte pas des yeux contient la boîte à épingles, l’étui à peignes et la brosse à cheveux indispensables à la coiffure du matin. Il est décoré de laque rouge et un ruban de soie retient un charmant couvercle à doucine dont l’intérieur, plus foncé, est pailleté d’or. Nous sommes à Paris en 1720, sur le Pont Notre-Dame, dans la boutique de Gersaint dont l’enseigne fut immortalisée par Watteau.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire