mercredi 23 novembre 2011

Le sourire de BacchusYeux rieurs, sourire aux lèvres, barbe bouclée et couronne de vignes, c’est sous son apparence la plus enjouée que les artistes figurent Bacchus, au début du XVIIIe siècle. En effet quel dieu pouvait annoncer au mieux la fantaisie de l’époque Régence.


Après avoir joué les allégories de l’Automne dans les allées des jardins, le dieu s’invite dans les appartements et se donne en spectacle sur le mobilier d’apparat. C’est ainsi qu’entre 1710 et 1720 les meubles de marqueterie se parent d’appliques en bronze doré à l’effigie du dieu et de ses compagnons d’ivresse, sur les tiroirs des bureaux ou les ceintures des consoles, au milieu des motifs de rinceaux et de guirlandes.


Mais progressivement, le sourire se fait plus sarcastique, le regard moqueur, les oreilles pointues, il ne s’agit plus du dieu, mais d’un faune de son entourage… Ne vous y méprenez pas, c’est cette fois le sourire railleur d’un faune qui vous côtoie sur l’entretoise d’une console Régence adjugée 28 000 € à Versailles

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