jeudi 21 mai 2020

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Louis par Nicolas Bonnart



Le bois et la marqueterie sous Louis XIV

Pour son mobilier en bois massif, le Louis XIV utilise des essences indigènes comme le chêne, le noyer et le châtaignier.
Cependant, cette époque est marquée par la généralisation de la marqueterie permise grâce à l'affinage des tranches de placage. Le placage de bois précieux de couleur remplace celui de l'ébène typique du style Louis XIII. Le bâti de meuble en sapin, en peuplier ou en chêne pour les luxueux des meubles reste moins soigné que celui des copies du XVIIIe et du XIXe siècle.

La marqueterie en bois utilise l'amandier, le houx, le buis, le poirier rouge ou blanc, le bois gris rosé de sainte-Lucie et les bois exotiques de satiné et d'amboine. De véritables tableaux de marqueterie florale se développent au début du XVIIIe siècle à l'image des peintures flamandes de cette époque.

André-Charles Boulle porte à la perfection la réalisation de la marqueterie de métal et d'écailles réalisée en négatif. Cette technique, dite marqueterie Boulle, utilise des feuilles d'étain, de cuivre et de laiton ainsi que de grandes écailles de tortues. Des incrustations d'os, de nacre, d'ivoire ou de corne teintée viennent égailler cette composition.

Des moulures de bronze ou de laiton tenues pas des vis renforcent et cachent généralement la construction en marqueterie.

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La sculpture et la moulure sur les meubles Louis XIV

Toujours de très grande qualité, la sculpture Louis XIV se distingue par à sa souplesse et la fermeté de ses lignes. La symétrie de chaque motif reste une règle absolue.
La mouluration, moins grasse que sous Louis XIII, est large et saillante. Souvent feuillée ou godronnée, elle sert d'encadrement aux structures des panneaux de portes par exemple.

La technique du bois doré des meubles Louis XIV

Afin d'accorder le mobilier d'apparat avec les somptueuses décorations d'intérieurs, le bois des sièges et des consoles est doré à la feuille d'or ou bien argenté.

Les bronzes dorés et accessoires Louis XIV

Le bronzes décoratifs appliqués sous forme d'équerre protègent la fragile marqueterie et les extrémités des meubles. Des lingotières cernent les arêtes des plateaux; des sabots recouvrent le bout des pieds et des motifs de bronze couronnent les corniches d'armoires.
Les grands bronziers et ornemanistes comme Cucci, Lepautre ou Bérain imaginent des bronzes représentant des mascarons et des personnages rayonnant.

Des accessoires de bronze ou de métal ornent les entrées de serrure, les boutons de porte, les gonds et les fiches des vantaux. La poignée Louis XIV est une main mobile et pendante aux attaches en forme de corolles feuillagées.

Le plateau marqueté des commodes est remplacé par un épais marbre mouluré en provenance des carrières du Languedoc ou des Pyrénées. Un plateau de pierre traité en mosaïque de Florence couvre parfois les plus belles consoles Louis XIV.



Les tissus et le rembourrage Louis XIV

Afin d'améliorer le confort du siège, l'assise et le dossier se couvrent de revêtements aux couleurs vives comme le rouge cramoisi rehaussé d'or et d'argent. Les tapisseries à l'aiguille ou au petit point s'inspirent des dessins de Le Pautre et de Bérain. On trouve toutes sortes de tissus comme le satin, le brocard d'or, le damas, le velours de Gênes ou d'Utrecht mais également des dessus de cuir gaufré,  de rotin et de paille.

La manufacture des Gobelins assure la production des commandes royales tandis que les manufactures de la Savonnerie et d'Aubusson privilégient les commandes des particuliers. Les tapisseries de Lyon et du Nord sont également très prisées. Notons qu'un rembourrage d'époque apporte toujours une plus-value significative au siège.

La technique du tapissier évolue avec les points de ficelle effectués à l'aide d'un carrelet droit pour maintenir le crin de rembourrage et éviter ainsi sa déformation et son aplatissement.

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Au XVIIIème siècle les marchands-merciers avaient étendu leur activité largement au-delà du commerce de la soie et leur corporation comptait parmi l’une des plus riches. La corporation de marchands-merciers se divisent en 25 classes différentes, comprenant les marchands-peaussiers, les marchands-miroitiers, les marchands- quincailleurs, les marchands-miroitiers,etc…. La catégorie qui va influence l’art du meuble XVIIIème est la catégorie numéro 13 ,celle des marchands d’objets d’art ou marchands-bijoutiers. 


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« A la Pagode »

Les marchands-merciers avaient installés leurs boutiques dans les quartiers chics et à la mode de Paris, c’est à dire la rue Saint-Honoré et alentours . C’est dans ce lieu que se trouvait la boutique de Daguerre et plus tard celle de Poirier à l’enseigne de « La couronne d’or » dont la spécialité était les meubles garnis de porcelaine fabriqués par le ébénistes Carlin ou Weisweiller . Ces meubles connurent un grand à la fin du style Louis XV et sous le style Louis XVI.

 L’ anglais William Côle , un célibataire de 51 ans au caractère maussade donne une description vivante des magasins de marchands merciers lorsqu il visita Paris en 1757. "Dans une boutique rue Saint Honoré, chez une certaine madame Du Lac… J’ ai essayé d ‘acheter au prix le plus bas possible deux ou trois choses ….J’ ai donc choisi une demi douzaine de tasses, et soucoupes à café. Chaque ensemble de deux pièces coutant 9 livres, j’ai payé pour le tout pour 54 livres,et 12 livres pour le sucrier , c’est ce que j’ai pu trouver de moins cher dans cette extravagante et alléchante boutique, dont la maitresse de maison est aussi séduisante que les objets.qu elle vend et ou un homme plus jeune que moi, à moins d’être sur ses gardes, aurait couru grand risque de perdre un bien beaucoup plus précieux que son argent. Il n’ est donc pas étonnant qu’une telle boutique soit assaillie par les clients et que la maîtresse de maison puisse sans crainte fixer les prix à son grés. Elle avait a peu près 40 ans, autant que je puisse en juger sa voix, et ses manières étaient si engageante qu ‘il était à peu près impossible de lui refuser le prix qu’elle demandait ou de s’en aller sans acheter quelque chose, tant pour garder le souvenir de l’endroit que pour l’objet lui même » Toujours dans ce quartier se trouvait la boutique 

« Au roi des indes " du marchand Lebrun, et surtout la boutique la plus en vogue du XVIIIème avec le marchand Lazard- Duvaux « Au chagrin de la Turquie » qui avait comme cliente la célèbre madame de Pompadour et quelques uns des plus grands personnages de la cour. 

D’autres marchands étaient établis un peu plus loin comme Gersaint, dont l’ enseigne de la boutique fût immortalisée par le peintre Watteau et son célèbre tableau » L’enseigne de Gersaint » , et le peintre Boucher dessina la carte de visite de cette célèbre maison « A la Pagode ».
 Gersaint avait pour spécialité la vente d’objets d’extrême- orient.

 « Au petit Dunquerque » était situé quai de Conti, Voltaire dit on se plaisait dans le riche magasin de cette maison curieuse, et durant sa dernière visite Grancher informait les amateurs que son magasin était « le grand magasin des curieux,de Marchandises Française et étrangères, en tout ce que les arts produisaient de plus nouveau » .

vendredi 15 mai 2020

CONSOLE GAUDREAU (1680 - 1751)


Table Console en bois noir


Description
 Table Console en bois noir (teinté) Elle repose sur 4 pieds cambrés et sabots à enroulements et feuilles et 2 pieds d'angle en fuseau à pieds toupies. Ils sont reliés par des traverses en arc de cercle en façade et le long du fond, rectilignes, une noix importante et centrale assure la jonction de ces traverses. Ils supportent une ceinture à 3 tiroirs en façade et un plateau à décor marqueté de cuivre dans le genre Bérain; scène centrale : 3 amours à l'escarpolette sous un dais. Le tout trainé par char à la manière des "Triomphes de Pétrarque". De part et d'autre arabesque et végétaux que l'on retourve sur toutes les surfaces de ce meuble. Riche décor de bronze sculpté et doré.
Signature : Attribué à GAUDREAU (1680 - 1751) ce serait plutôt une console réalisée par un suiveur de Boulle à dater de 1780-1820. (JL-JJG)


Antoine Robert Gaudreau, nommé ébéniste du roi, était entré, en 1726, au Garde-Meuble de la Couronne. Ses meubles ne sont pas estampillés, mais les archives du Garde-Meuble de la Couronne permettent d’en identifier certains. Son atelier était situé à Paris, rue Princesse. Antoine Robert Gaudreau fut élu syndic de la corporation des ébénistes en 1744. Son fils, François Antoine Gaudreau, mort en 1751 fut également ébéniste du roi
source
https://collection.mobiliernational.culture.gouv.fr/objet/GME-15175-000

il y eut dans les appartement, et l’on y chanta le second et le troisième acte d’Endymion

Dangeau relate les 21 puis 23 février 1686 :

 Le soir  il y eut appartement, et l’on y chanta le second et le troisième acte d’Endymion, opéra du petit Marais [Desmarest]. […] 
Le soir [23 février] […] on chanta les deux derniers actes d’Endymion, du petit Marais, et madame la Dauphine trouva la musique si belle, qu’elle a ordonné qu’on la fit rechanter aux premiers appartements








si dans mes maux je trouve tant de charmes, je mourrais de plaisir si j'étais plus heureux. 
Vos mépris chaque jour me causent mille alarmes, mais je chéris mon sort, bien qu'il soit rigoureux. ... Vos mépris chaque jour me causent mille alarmes, mais je chéris mon sort, bien qu'il soit rigoureux.

lundi 11 mai 2020

AMADIS


GRAND CHŒUR
Chantons tous, en ce jour,
La gloire de l'Amour.
Gardez-vous bien de briser vos chaînes,
Vous, qui souffrez de cruelles peines,
Ne cessez point d'être constants,
Et vous serez contents.


PETIT CHŒUR
 Nous devons suivre
Des lois qui doivent nous charmer ;
Ce n'est pas vivre
Que vivre, sans savoir aimer.







GRAND CHŒUR
Chantons tous, en ce jour,
La gloire de l'Amour.
 Gardez-vous bien de briser vos chaînes,
Vous, qui souffrez de cruelles peines,
 Ne cessez point d'être constants,
Et vous serez contents.


C’est Louis XIV lui-même qui donna à Quinault le sujet qui, dit-on, embarrassa ce dernier, au point d’y travailler tout l’été de 1683 et de susciter de sa part un madrigal intitulé L’Opéra difficile qui se terminait par : O Ciel ! peut-on jamais avoir Opéra plus fâcheux à faire ?

La création devait avoir lieu à Versailles, durant le Carnaval de 1684. La mort de la reine l’empêcha, et Louis XIV accepta que la première représentation ait lieu à l’Académie royale, le 18 janvier 1684. Les décorations et costumes dessinés par Bérain furent trouvés admirables et d’un goût nouveau. Les vols, dont la nouveauté et l’exécution suprirent les spectateurs étaient du même Bérain.

Georges Touchard-Lafosse raconte dans ses Chroniques secrètes et galantes : la mort de la reine, arrivée l’année suivante, retarda l’apparition d’Amadis des Gaules. Cependant cet opéra, dont Louis XIV avait donné l’idée, parut avant que le deuil de la cour fut terminé. Le roi se croyait quasi auteur du poème ; l’incitation de l’amour propre domina quelque peu chez lui le sentiment de la bienséance : un poète par métier n’eût pas fait plus. La pièce était remplie d’allusions à la louange de Sa Majesté, et Lully fit chanter, le mieux qu’il put, ce panégyrique obligé. Mais le public commençait à se lasser de ces éloges, par dièzes, bémols et bécares : poème et musique d’Amadis parurent d’une longueur démesurée. Toutefois on eût à tenir compte au directeur de l’Opéra d’une amélioration sensible dans les décorations et les costumes. Le sieur Berrin, chargé de la mise en scène à l’Opéra, était l’auteur de ce progrès. Les personnages d’Amadis ressemblaient toujours à une mascarade, offrant un amalgame de cuirasses et de rubans, de brassards et de manchettes en point d’Angleterre ; mais le grotesque avait perdu quelque chose de ses droits. Pour la première fois, on vit dans cette composition lyrique des personnages traversant les airs, au moyen d’un mécanisme ingénieux inventé par Berrin : le public fut charmé de cette combinaison de fils d’archal, habilement agencés. On courut à l’Opéra pour l’admirer; puis on cessa d’y aller; ce qui fit dire à je ne sais quel plaisant que le succès d’Amadis ne tenait qu’à un fil.


SOURCE https://operabaroque.fr/LULLY_AMADIS.htm


Le portrait de la comtesse Carnarvon par Anton van Dyck au-dessus d'un meuble Boulle.

 Hôtel de Feuquière, Rue de Varenne Paris du tableau Salons parisiens
 Le portrait de la comtesse Carnarvon par Anton van Dyck au-dessus d'un meuble Boulle.

CHARLES LE BRUN, TABLE-CONSOLE, SANGUINE, VERS 1670-1680, PARIS, MUSÉE DU LOUVRE.

Charles Le Brun, Table-console, sanguine, vers 1670-1680, Paris ...

dimanche 3 mai 2020

TAPISSERIE DE LICE : Triomphes des Dieux



Dénomination : tenture ; élément d'ensemble

Titre : Triomphes des Dieux (5e tenture à or) : Le triomphe d'Hercule

Auteur/exécutant : COYPEL Noël (auteur du modèle) ; manufacture des Gobelins ; JANS (atelier) ; LE FEBVRE (atelier)

Précision auteur/exécutant : COYPEL : Paris, 1628 ; Paris, 1707 Cf carton : GOB-787-000.
Ecole : France
Lieu création / utilisation : Paris (lieu de création), Paris (lieu d'exécution)
Période création/exécution : 1er quart 18e siècle
Millésime création/exécution : 1702 commencé en ; 1711 achevé en
Historique : Inspiré des tapisseries tissées à Bruxelles au XVIe siècle, d'après les modèles de PENNI et de GIOVANNI DA UDINE. Noël Coypel peignit de nouveaux modèles à l'imitation des Triomphes anciens mais dans le goût de l'époque, ajouta de nouveaux sujets.
Matériaux/techniques : laine, soie, fil d'or, haute lisse
Dimensions : H. 485 ; l. 554
Inscriptions : monogramme

samedi 25 avril 2020

jeudi 23 avril 2020

Cabinet de style Boulle en écaille, ébène et bois noir



Provient de l'hôtel Salomon de Rothschild, rue Berryer à Paris.

Dimensions (L × l × h) 170 × 45 × 195 cm

Collection du Mobilier national

lundi 20 avril 2020




Plateau de bureau mazzarin présentant un décor à la Bérain, orné de personnages chinoisant, dresseurs d'animaux, saltimbanques et animaux dans des encadrements de rinceaux fleuris et feuillagés

dimanche 19 avril 2020

dessin de recherches sur le motif d’un guéridon.

Image

recherches sur le motif d’un guéridon.

 Sur les 50 dessins encore existants d'André-Charles Boulle (son atelier fut ravagé par le feu en 1720), le #MuséedesArtsDécoratifs en conserve la moitié.

concert de trompettes pour les fêtes sur le canal de versailles

Les eaux de Versailles sous Louis XIV | Cairn.info

Lorsque le roi et son gouvernement s’installent durablement à Versailles à l’automne 1682, le salon de Mars est la salle des gardes, première pièce de l’appartement du Roi. Alors que Louis XIV n’occupe plus son Grand Appartement et que celui-ci devient un appartement de parade, le salon de Mars, par ses belles dimensions, se voit adjoindre deux tribunes pour les musiciens. La pièce dénommée alors « Salle de bal » dans les inventaires va jouer un rôle central dans le Grand Appartement pendant plus d’un siècle.



Il est nécessaire de recourir au Journal du Garde-Meuble, qui, en plus d’une description généralement plus détaillée des livraisons, mentionne le nom du fournisseur, la date de livraison et la destination du meuble. À partir d’août 1685, un numéro d’enregistrement unique et propre à chaque meuble y est systématiquement reporté, facilitant les rapprochements avec les différents inventaires ainsi que le suivi de ce meuble dans le temps.


Parcourez les jardins du château de Versailles ! ‪#‎Eduthèque‬ En ...

Et comme mon circuit est grand & spatieux, 
 Je suis le Rendez-vous des plaisirs & des jeux. 
Quand Louis veut donner un Festin magnifique, 
Des Bals, des Concerts de musique. 
Pour voir & réjouir & rassembler la Cour, 
 Il choisit pour cela mon commode séjour. 

Monicart 1720

samedi 18 avril 2020

Habit de Peintre

Salon de l'estampe du Grand-Palais – Ad vivum



Il est souvent nécessaire de faire de petite retouches au pinceau lors des restauration sur des  marqueteries.

Certains meubles sont peint au décor pour une économie .


Fragments d'un cabinet-bibliothèque d'André-Charles Boulle



A écouter par Frédéric Dassas, musée du Louvre, département des Objets d’art, et Delphine Élie-Lefebvre, diplômée de l’INP.



 Le Louvre conserve dans ses réserves des fragments de panneaux de lambris en marqueterie Boulle, dont l'histoire est restée obscure jusqu'à très récemment. Les études qui ont été menées à l'occasion de leur future publication ont révélé leur origine : ils appartiennent aux très rares vestiges connus à ce jour de l'un des somptueux cabinets-bibliothèques construits par André-Charles Boulle.




Colorisation d'Olivier dans l'esprit d'Etienne Levasseur.

Derrière l'écaille de tortue transparente une feuille de couleur bleu.


Dessin d’après Bérain. 

Piédestaux octogones de Monseigneur le dauphin

Fichier:Piedestaux abbaye de chaalis chateau de meudon.JPG — WikipédiaAndré Charles Boulle (1642-1732)
Piédestaux octogones de Monseigneur

vers 1686-1687,
 Fontaine-Chaalis, abbaye de Chaalis, Musée Jacquemart-André.


Ces meubles somptueux ont été inventés par Boulle pour Monseigneur, pour supporter les deux scupltures de Junon et de Jupiter (ci-dessus). Ce sont des piédestaux à huit pans, dont quatre concaves, avec des grands tabliers de corne teintée bleue, broderies d'étain et franges de bronze doré. Ces piédestaux, conservés à l'abbaye de Chaalis attendent une restauration. 

(d'après André Charles Boulle, un nouveau style pour l'Europe, catalogue de l'exposition de 2009, p.69).





musée de meudon

Ornements de Régence | Lambrequin, Louis xiv, Mobilier de salon

Table liseuse d'époque Louis XIV Marqueterie BOULLE.


Table liseuse d'époque Louis XIV

Fond d’ébène, écaille rouge et cuivre.

Décor typique à la Bérain, célèbre décorateur à la Cour de Louis XIV.


Beau plateau à décor  à la Bérain





Tiroir latéral en ceinture pourvu d’encriers.

Epoque Louis XIV

Cette table a été exposée à la Biennale des Antiquaires au Grand Palais en 1976, par Marc REVILLON d'APREVAL, Antiquaire Quai Voltaire à Paris. Elle est illustrée dans le catalogue de cette Biennale en page 443.

Cette table a également été reproduite dans le magazine L’ESTAMPILLE numéro 102 d’Octobre 1978 (Editions FATON) dans un article sur les meubles attribués au célèbre ébéniste André Charles BOULLE et exposés dans lors des précédentes éditions de la Biennale des Antiquaires de Paris.



Dimensions
Hauteur : 75 cm
Largeur : 100 cm
Profondeur : 60 cm

source : https://www.anticstore.com/table-liseuse-46727P

Bureau Mazarin en laque à l’imitation de la marqueterie Boulle, époque Louis XIV

Bureau Mazarin en laque à l’imitation de la marqueterie Boulle, époque Louis XIV
Bureau Mazarin en laque à l’imitation de la marqueterie Boulle, époque Louis XIV






Rarissime bureau ouvrant par sept tiroirs et un vantail et reposant sur des pieds cambrés terminés par des sabots de cervidés. Modèle de milieu à décor double faces imitant la marqueterie Boulle en première partie d’incrustations de laitons découpés sur fond d’ébène. La plateau orné d’un cuir rouge doré aux petits fers est encadré de bandes décorées, le tout ceinturé d’une lingotière en bois doré finement sculptée d’acanthes . La face arrière simulant la même composition de tiroirs et niche que la face avant. Bâti de sapin pour les fonds, bois de tilleul pour les parties dorées et décorées.
Parfait état de conservation , clé et serrures d’origine.
Travail Français de la fin de l’époque Louis XIV vers 1710 attribuable à l’atelier de Jacques Langlois ou de Guillaume Martin à Paris.




Dimensions : Largeur : 100 cm ; Hauteur : 77,5 cm , Profondeur : 57,5 cm



source : https://www.anticstore.com/bureau-mazarin-laque-limitation-la-marqueterie-boulle-ep-louis-xiv-80376P

BUREAU MAZARIN D'EPOQUE LOUIS XIV

Furniture & Decorative Objects | Sale n°2419 | Lot n°114 | Artcurial

BUREAU MAZARIN D'EPOQUE LOUIS XIV En placage de bois noirci, marqueterie de bois fruitiers et d'incrustation d'ivoire, le plateau à motif de vase fleuri parmi des rinceaux feuillagés animés d'oiseaux ceint d'une astragale,

 la façade à décrochement, ouvrant par sept tiroirs et un vantail central, les montants galbés, reposant sur huit pieds en console réunis par deux entretoises en X et terminés par des toupies




BUREAU MAZARIN D'EPOQUE LOUIS XIV

Exécuté vers 1695, le bureau présente déjà des pieds en console prolongés par des montants chantournés sur les caissons latéraux à trois tiroirs. Les documents d'archives attestent l'utilisation des piétements à consoles pour les tables et bureaux de marqueterie au moins depuis 1685, comme en témoigne l'inventaire après décès de César Campe, ébéniste ordinaire du roi, dressé en 1686 (1), où sont décrits un bureau sans brisé [lire sans brisure] à six tiroirs et une porte au milieu à consolles, une table de trois pieds et demy de longueur sur vingt sept poulces de large à fond d'ébeine et fleurs garny de rinceaux avec son pied à consolles dorés, etc.

De même, les descriptions des bureaux et des tables en marqueterie de bois de rapport livrés pour le Garde Meuble de la Couronne dans les années 1670-1690 font état de plateaux décorés de vases de fleurs posés sur des bouts de table, de colonne ou sur des campanes, motifs qui perdureront au-delà des années 1700 sur les plateaux des commodes revêtues en marqueterie de fleurs de rapport.

 Ces compositions mises au goût du jour par les tableaux de fleurs des peintres hollandais du XVIIème siècle, connurent un franc succès en France, où elles furent reprises notamment par le peintre d'origine franco-flamande Jean-Baptiste Monnoyer (1636-1699) dont le recueil intitulé Livre de plusieurs corbeilles de fleurs publié par Nicolas de Poilly (1627-1696) et les diverses gravures représentant des vases de fleurs servirent d'inspiration aux marqueteurs parisiens du temps. Traités à l'italienne, avec des bandes ceintes de files de bois de couleurs qui rythment la composition ou bien agrémentés d'amples rinceaux et animés d'oiseaux, papillons et parfois de petits personnages ou rehaussés d'incrustations en ivoire, comme sur notre bureau, ces décors se retrouvent sur la plupart des meubles recouverts de fleurs de rapport, caractéristiques pour l'ébénisterie louis-quatorzienne, au même titre que ceux revêtus en marqueterie de laiton et d'écaille. Brillamment exécutés par les grands ébénistes du règne, tels Pierre Gole ou André-Charles Boulle, ces cabinets, armoires, bureaux ou tables ornés de panneaux à fleurs en différentes essences de bois, furent également produits en nombre par les ébénistes actifs à la ville, ainsi que dans les lieux privilégiés de la capitale, tels le faubourg Saint-Antoine, l'enclos du Temple ou l'enclos de Saint-Jean-de-Latran. Ainsi, au décès de sa femme, en 1668, dans l'atelier de Laurent Lelibon furent inventoriés plusieurs meubles en ébène décorés de marqueterie de fleurs ; ce type de production se retrouve également en 1687 chez François Yesmelin, son ancien apprenti et successeur, qui devint par la suite l'un de plus importants marchand ébénistes du Faubourg Saint-Antoine (2).


Les modèles parisiens ne tardèrent pas à être repris en province, par exemple par les Hache à Grenoble, dont notre bureau rappelle par certains détails plusieurs œuvres qui leur sont attribuées.


source: https://www.artcurial.com/en/lot-bureau-mazarin-depoque-louis-xiv-2419-114

Le Cardinal Mazarin montre au jeune Louis XIV une figure, portant une épée, qui descend du ciel

Le Diable Rouge - YouTube

Bureau dans l'esprit Boulle dans la pièce de théâtre
Le style Louis XIV | Pied meuble, Mobilier de france, Style



Le dialogue entre Mazarin, Colbert, et Louis XIV



Le Cardinal Mazarin montre au jeune Louis XIV une figure, portant ...

vendredi 3 avril 2020

Paire d'armoires

Il s'agit d'une superbe paire d'armoires antiques en ébène et marqueterie françaises, datant du début du XXe siècle.
 Ils ont de magnifiques montures en bronze doré, une décoration en marqueterie exquise et sont surmontés de belles plaques de marbre.

Antique Pair French Marquetry Cabinets Wardrobes




Chaque armoire a une paire étonnante de portes en marqueterie, chaque porte a trois panneaux et chaque panneau central a une marqueterie élaborée de fleurs, d'oiseaux et de papillons, tandis que les autres panneaux ont une décoration incrustée exquise.

 Les côtés des armoires sont noircis et ont des panneaux de marqueterie florale avec des perroquets et des papillons sur un fond en palissandre. L'intérieur des portes a de fabuleuses bordures en coromandel avec des panneaux d'instruments de musique et de marqueterie florale, sur fond de palissandre et de ronce de noyer.


Antique Pair French Marquetry Cabinets Wardrobes image 4

L'intérieur est en coromandel et en palissandre, et chaque armoire a quatre étagères pour afficher ou stocker des livres, des dossiers, etc., ceux-ci peuvent facilement être retirés si vous souhaitez utiliser les armoires comme armoires.
 Autour de la corniche de chaque meuble, treize panneaux en bronze doré présentent chacun un type de marbre différent. Ils sont complets avec serrures et clés fonctionnelles.
 Cette  paire d'armoires est un exemple exceptionnel de savoir-faire et pourrait servir à n'importe quelle fin.
 Une paire avec un mélange de style représentatif du gout du XIXéme siècle





Tapis de la grande galerie du Louvre




Description Double caisson de forme contournée à fronton - au centre une bande céleste bleue et jaune 2 tons, avec la banderole à fleurs de lys, couronnes et lettre H entourée d'une couronne de feuilles de chêne grands rinceaux arabesques et ornements coloriés, sur fond blanc - aux quatre coins un écusson en grisaille et bleu à dessin d'ornements jaune 2 tons, caducées instruments de musique et rubans sur fond rouge lie de vin, ces caissons sont encadrés d'une double bordure, 1° à fleurs et ornements bleus 2 tons sur fond rose, 2° à feuilles d'ornements et fleurs dessin jaune et blanc sur fond bleu. A chaque bout du tapis, un médaillon octogone en camaïeu rose, personnages allégoriques, un homme casqué et une femme, ancadré de feuilles d'ornement vert 2 tons avec coquille et listels jaunes. Aux 4 angles, grands rinceaux arabesques et tête de bélier supportant une corbeille de fruits, le tout sur fond noir, ce tapis est encadré d'une triple bordure, 1° à grelots dessin colorié avec fleurs de lys aux angles, 3° à corde enlacée formant chaine dessin blanc et gris à fleurons rouge et jaune 2 tons à listels.


Source

https://collection.mobiliernational.culture.gouv.fr/objet/GMT-2033-000

CARTONNIER Serre-papier avec pendule

CARTONNIER — Collection du Mobilier national MN/Lab

Description

Ebène et écaille incrustée bronze. marqueterie Boulle, signature sur le mouvement Gilles Martinot à Paris. Corps du bas rectangulaire à pieds carrés saillants en gorge sur le côté et raccordés en façade par 2 acanthes à volutes formant écoinçons. Tablier à masque de faune et moulure supérieure; le tout en bronze ciselé doré. Montants carrés, les 2 faces à marqueterie écaille et cuivre encadrée moulure bronze, le panneau de façade môme marqueterie dans cadre à coins concaves.
De chaque côté 1 porte marquetée à cadre rectangulaire et s'ouvrant avec la ceinture évasée en gorge. A l'intérieur 1 tablette et 1 tiroir supérieur. Dessus saillant rectiligne à coins bronze azuré. Corps du haut à 4 montants en colonne carrée cannelée à chandelles et chapiteau dorique. Côtés marquetés. Neuf niches à traverses et montants en moulure bronze contenant chacune un cartonnier (les 3 centraux plus larges). Gros fronton face et côtés en grosse gorge, dessus en demi-cercle entre 2 parties droites supportant 2 statuettes en bronze médaille, 1 homme et 1 femme nus, assis, se tournant le dos.
Au centre, 1 écran émail blanc, chiffres romains noirs ; lunette vitrée ouvrante le tour en couronne de lauriers bronze ciselé; la corniche du chapiteau et les 2 masques de faunes de la base également en bronze, le reste marqueté.
Entre le chapiteau et le cartonnier une ceinture en dos d'âne faite d'entrelacs à rosaces, entièrement ciselée et ouvrante en 2 tiroirs de chaque côté des masques en profil.

                                   Le style Louis XIV - screstauration
 Historique L'abondant décor de ce cartonnier de bronze, tiré pour l’essentiel du répertoire d'André-Charles Boulle, montre les figures du Jour et de la Nuit inspirées du tombeau de Julien de Médicis par Michel-Ange. Le meuble est à rapprocher d'un dessin aujourd’hui disparu, conservé avant 1945 à Berlin, et qui présentait les mêmes types de figures flanquant le cadran d’une pendule, le tore de laurier, les masques de profil ainsi que la frise d’entrelacs. Pour ce qui concerne ces bronzes, les différences essentielles par rapport au dessin sont le positionnement de la frise d’entrelacs dont la présence sur le dessin berlinois semble suggérer une terrasse, alors que sur le serre-papier, elle forme frise d'entablement au sommet du meuble. Quoi qu'il en soit, le serre-papier du Mobilier national est le meuble subsistant le plus proche du dessin de Berlin. C’est ici l’apport essentiel de ce meuble monumental, ce qui suit relève du domaine de l’hypothèse. Le dessin de Berlin a généré de nombreux commentaires, par l’examen du meuble représenté, mais aussi par les annotations qui y figurent et qui ont permis de dater ce dessin un peu après le décès de François Girardon, en 1715. De plus, on y relève une proposition d’achat d’un intermédiaire à un particulier de ce corps de bibliothèques, bureau et cartonnier, encore intact au moment où il allait être dispersé. Il est donc la plus ancienne trace d'un ensemble de ce type. Ceux que l'on rencontre chez le comte du Luc, Lalive de Jully, le président de Rieux semblent être tous de seconde main. Quant au tableau anonyme du musée de Versailles (MV 5456), il montre un corps de bibliothèques plus proche de l’esprit d’Oppenordt, d'autant que le personnage principal représenté doit être le Régent. Le dessin de Berlin donne donc l’image la plus ancienne de cet ensemble de marqueterie Boulle, bien avant la vente de Lazare Duvaux au comte du Luc en 1756, le catalogue de la vente Lalive de Jully en 1770 ou le pastel de La Tour représentant le président de Rieux vers 1740. Il faut également relever au vu du dessin de Berlin que le cadran de la pendule est situé sous les figures du Jour et de la Nuit alors que dans tous les exemplaires connus, les figures de bronze semblent soutenir le cadran. C'est encore un lien étroit avec la pendule du serre-papier du Mobilier national. Diverses questions restent à résoudre concernant l’entrée au ministère de la Guerre de ce bien, ou le lien avec les bibliothèques qui cohabitaient avec ce meuble. Notons simplement qu'il se voyait aux Tuileries sous le Second Empire, des bibliothèques proches du dessin de Berlin.


Source :
https://collection.mobiliernational.culture.gouv.fr/objet/GME-7325-000

Signature



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Le poinçon au C couronné
Conçu sous Louis XV pour être un poinçon sur les métaux destiné à financer les guerres de succession d’Autriche, le C couronné est devenu pour les collectionneurs un poinçon de qualité et de date : utilisé seulement entre 1745 et 1749, chaque bronze sortant d’un atelier lors de cette période devait être poinçonné.



Les grands bronziers ont également signé leurs créations à l'aide de poinçons ou de signatures.


Les meubles anciens d'ébénisterie possèdent parfois une signature. On appelle cela une estampille. Elle fut obligatoire à partir de 1743 afin de contrôler le travail de l'ébéniste et de percevoir les taxes dues. Généralement, l'estampille se compose des initiales du créateur ainsi que le poinçon de jurande JME (dès 1751).

 Elle sera supprimée à la révolution, cependant certains maîtres continueront à signer leur travail pour l'identifier et le distinguer des nombreuses copies ou productions courantes.

 Contrairement aux meubles d'ébénisterie (commodes, tables, armoires, etc.), les meubles de menuisier (lits et sièges) n'étaient pas soumis à l'estampille.

 Certains grands ébénistes comme Jacob, Foliot, Nadal, etc., font exception.
Sur certains meubles royaux, on trouve aussi les marques de château ou d'emblème, frappées au fer chaud ou au poinçon . Il s'agit d'une surcote en forme de couronne, de fleur de lys, etc.


Il existe aussi les marques d'inventaire réalisées à l'encre.

 Au XIXe siècle, le nom des maisons d'ébénisterie haut de gamme (Ex: Krieger, Baccara, Mercier Frères, et autres ateliers du faubourg Saint-Antoine) remplacèrent la signature de l'ébéniste. A partir de la Belle-Epoque, les fabricants de meubles de série comme Thonet par exemple ainsi que les éditeurs de meubles design ( Cassina , Kartell,...) apposèrent des étiquettes et des marquages distinctifs pour des raisons marketing et anti-fraude. Une fois le nom de l'estampille trouvé, il faut effectuer une recherche dans les listes d'ébénistes répertoriés pour identifier l'auteur avec certitude. Au final, une telle marque permet d'attribuer le meuble à son créateur, donne l'époque de fabrication avec certitude, ce qui renchérit beaucoup la valeur de l'objet . Quel type de marquage La marque de jurande JME et l'estampille sont réalisées à froid ou à chaud au moyen d'un fer. Une marque à chaud laisse dans les creux une petite trace noire de grillé. Elle se compose des lettres de l'ébéniste, parfois entourée d'un petit cadre. Certains fabricants, surtout à partir du XIXe siècle, utilisent des étiquettes pour identifier leur production.
Elles indiquent le nom de la maison, de l'ébéniste, l'adresse et la ville. Les étiquettes en papier collé sont les plus courantes mais beaucoup disparaissent malheureusement avec le temps. Les étiquettes en métal ou parfois en plastique dur sont clouées sur le bâti.




 Marchand Darnault, rue Grenier Saint Lazare à Paris vers 1751. Etiquette de vente de miroirs
Louis XIV protecteur des Arts et des Sciences | Histoire et ...  Allégorie du mécénat de Louis XIV, 1672

Jean Garnier (1632-1705)

Roi de guerre, roi-soleil, Louis XIV se veut aussi le protecteur des arts et des sciences. D’autant que le jeune monarque, né en 1638, de l’union de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, a un goût prononcé pour les arts. Peu réceptif aux études classiques (mathématiques, latin, histoire…), il s’intéresse en revanche à la peinture, à l’architecture, à la musique et surtout à la danse qu’il pratique plus de deux heures par jour pendant plus de vingt ans. Dès le début de son règne personnel en 1661, Louis XIV porte une attention toute particulière aux arts – il organise des fêtes, des spectacles musicaux et dansants, assemble une vaste collection de tableaux – mais aussi aux artistes. Ce goût déclaré se transforme rapidement en une organisation institutionnelle avec une reprise en main et une extension d’organismes déjà existants qui deviennent bientôt la pierre angulaire de la politique artistique voulue par le roi. L’Académie royale de peinture et de sculpture est réformée en 1663, tandis que sont créées l’Académie royale de danse en 1661, l’Académie de France à Rome en 1666, l’Académie d’architecture en 1671 et l’Académie d’opéras en 1669, qui deviendra l’Académie royale de musique en 1672. La brillante politique artistique et culturelle du « siècle de Louis XIV » est alors lancée.
magnifique reportage. tres emouvant de voir des meubles ayant appartenus aux rois et a leur famille retrouver leurs places. ils sont temoins et detenteurs de quelques secrets intimes.

jeudi 26 mars 2020

Etienne Martincourt


Maître en 1762

Peu de chose sont actuellement publiées sur Etienne Martincourt, né à Paris à une date inconnue.
Il fut d’abord reçu maître bronzier le 8 juillet 1762 puis reçu à l’Académie de Saint-Luc le 26 novembre 1763.
Cette académie regroupait des peintres et sculpteurs en arts décoratifs hors de l’académie royale.
En tant que membre de la corporation des bronziers et de l’Académie de Saint-Luc, Martincourt pouvait aussi bien dessiner que produire des objets en bronze doré sans craindre les poursuites judiciaires des corporations.

Comme nombre de ces confrères, il travailla sur la rive droite de la Seine à Paris au nord du Louvre, un quartier qui accueillait les bronziers depuis le moyen-âge.
En 1772 et 1777, il est enregistré comme vivant près du cimetière Saint-Jean (actuelle place du Bourg Tibourg), plus précisément rue Sainte-Avoie ou il était voisin du sieur Forestier, autre artisan célèbre au service de la couronne.

En 1764, il présenta son chef-d’œuvre, un groupe représentant « un enfant effrayé par un serpent ».
En 1769, il reçut commande du lutrin en marbre et bronze de la cathédrale de Beauvais.
En 1786, l’Almanach Dauphin le cite comme sculpteur, modeleur et fondeur.
En 1789, on le retrouve comme assesseur dans une affaire opposant les héritiers de la duchesse de Mazarin au bronzier Pierre Gouthière. Il fut d‘ailleurs l’un des fournisseurs de la prodigue duchesse.
Belenger: projet de la chambre du comte d'Artois à Bagatelle.- 10 ...
Il travailla également pour la couronne, Mesdames à Bellevue et le comte d’Artois à Bagatelle.
On trouve trace dans le boudoir du rez-de-chaussée de Bagatelle d’une pendule au sujet de « Thétys plongeant Achille dans les eaux du Styx » dont le modèle est attribué à Martincourt.
Il fournissait directement ses confrères horlogers comme Lepaute ou Antide Janvier, tous deux au service du garde-meuble et des menus-plaisirs de la couronne.
Il produisit également des bronzes d’ameublement, probablement pour le grand Riesener.

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Œuvres de ou attribuées à Martincourt

- Une Pendule à l’astronomie et à la géographie dit également de Clio et d’Uranie, conservé à Getty Musem, Malibu.
Une pendule de ce modèle est inventoriée sous la révolution sur la cheminée du cabinet du conseil aux Tuileries.
« N0.5: Une pendule en forme de vase ornée de deux figures représentant l'astronomie et la géographie, le tout en cuivre doré et or moulu, le mouvement à sonnerie - 2 pieds de haut et 1 pied 6 po. de large - par Charles le Roi, Chez M. Robin. "
Elle avait précédemment figuré dans la chambre du roi à Marly ou elle fut fournie en 1769 par le valet de chambre Le Faucheur.
Il s’agit donc d’une livraison à Louis XV, d’un « nouveau model » probablement crée pour le roi.
Un dessin de la pendule signé par le bronzier Martincourt a permis l’attribution du modèle.
Cette oeuvre est connue par d’autres exemplaires des 18e et 19 siècles.
- Une pendule à l'allégorie du temps, conservée à la Wallace collection, Londres
Les bronzes sont attribués à Martincourt d’après un dessin du sculpteur Pajou.
Cette pendule dériverait d’une version plus grande commandée mais jamais livrée à la duchesse de Mazarin.
- Une pendule au triomphe de l’amour sur le temps, conservée à Metropolitan Museum, New-York.
Les figures d’après Augustin Pajou (1730–1809) sont reprises d’un projet de pendule plus complexe réalisé par le sculpteur en 1775 pour le prince de Condé.
Un modèle en terre cuite sera réalisé mais pas la pendule. Sa version simplifiée verra cependant le jour et les figures de bronzes ont été fondues par Étienne Martincourt.
- Un pendule astronomique à motif de lyre et à trois cadrans, conservée au Minneapolis Institute of Arts.
Le mouvement de Jean-Antoine Lepine, les emaux de Joseph Coteau, les bronzes dorés et le marbre attribués à Etienne Martincourt
Cette pendule, datée de 1789, fait partie d’une série de 3 connues à ce jour dont l’une fut livrée en 1786 pour le grand salon de Mesdames à Bellevue (Musée de Detroit), celle de Minneapolis passe pour provenant des collections du comte de Provence.
La troisième, dont le mécanisme a été modifié pendant la révolution, est passée en vente.


date unspecified A PAIR OF GILTBRONZE CANDLESTICKS, LOUIS XVI ...
- Une paire de flambeaux vers 1780, conservée à Getty Museum, Malibu
Ces flambeaux font partie d’une série portant l’inscription Étienne Martincourt gravée sous le pied.


Évitez de brûler la lumière du jour, et pour conserver les bougies de votre maître, ne les montez jamais jusqu'à une demi-heure après la tombée de la nuit, bien qu'elles soient appelées si souvent. . . . Il n'y a rien dans lequel l'habileté d'un majordome apparaît plus que dans la gestion des bougies.


Les bougies, ainsi que la lumière du feu, étaient les seules sources d'éclairage après la tombée de la nuit dans les années 1700. Les chandeliers en bronze, en argent, en étain ou en bois, avec une ou deux branches, étaient la source de lumière mobile la plus populaire. Ces chandeliers, avec leurs cannelures nettes et ciselure, sont gravés en dessous du nom Étienne Martincourt , l'un des principaux fournisseurs de bronzes à la duchesse de Mazarin.

D’autres paires sont connues, une à la Wallace collection, un autre au British Museum, deux paires à la Huntington gallery.
Le modèle avec quelques différences sera repris sous l’Empire puis copié dans la seconde moitié du 19e siècle par Henri Dasson.
Sources :
Les Bronzes dorés du XVIIIe siècle, Pierre Verlet, Picard
Wallace collection catalogues, Furnitures, FJH Watson, 1956
Master pieces of the J.P Getty Museum, decorative arts
The Dodge collection of eighteenth century french and english art, Hudson hill press.
The French bronze, 1500 to 1800, Jacques Fisher
La folie d’Artois, Bronze et bronziers de Bagatelle, Christian Baulez, Edition L’objet d’art,
Le château de Marly sous Louis XIV, Stephane Castellucio
Pajou, sculpteur du roi, James David Draper-Guilhem Scherf, Musée du Louve, RMN
Dictionnaire du Paris disparu, Alfred Pierro, Parigramme

Coffre


Table


Richement décoré